Guillaume La Brie, Satoru Tamura, Philippe Chabot chez Galerie B-312

Exposition : 27 mars – 25 avril 2015
Vernissage : 27 mars 2015, dès 17h30

En collaboration avec la nap gallery de Tokyo, la Galerie B-312 est très heureuse de présenter Téléportation, un projet exploratoire audacieux qui réunit les œuvres de Guillaume La Brie et de Satoru Tamura. Sous le commissariat de Gilles Mihalcean, les deux artistes ont été invités à recréer, à distance, l’œuvre de l’autre.—Cette idée est née du rêve un peu fou d’un artiste, ici assumant le rôle de commissaire, de présenter une sculpture à milles lieues de son lieu d’origine sans avoir à l’emballer, la mettre en caisse, la transporter, la dédouaner et la ramener. Dématérialiser l’œuvre en quelque sorte. Lui imputer une légèreté qui la rende si transportable. Telles la photographie ou la vidéo, par exemple. D’où l’intérêt d’inviter deux sculpteurs à oser l’exercice, sur la base d’une réciprocité.—Cette idée, la galerie l’a accueillie avec intérêt et curiosité. Tenter l’expérience de l’œuvre de l’autre, mais sans verser dans la reproduction de celles-ci. Telle fut l’invitation lancée aux artistes, qui à leur tour auront eu la folie d’accepter le défi.—Présentées simultanément dans les deux villes, Tokyo et Montréal, l’œuvre de Guillaume La Brie est visible à nap et celle de Satoru Tamura est présentée à B-312. Quoique… Et c’est là tout l’intérêt du projet, il faudra voir en quoi les artistes se seront réappropriés, par la pratique de l’autre, leur propre préoccupation —Nous vous invitons à venir constater et prendre la mesure de cette exploration faite quelque part entre deux villes, deux pays, deux cultures. Deux artistes. Plusieurs langues. Une téléportation, d’une portée de 10 400 km.

(texte: Marthe Carrier)

La Galerie B-312 a le plaisir de présenter dans la grande salle l’exposition Mécanismes, rassemblant les œuvres les plus récentes de l’artiste Philippe Chabot. À la fois peintre et sculpteur, l’artiste adopte une réflexion sur la déconstruction du médium, de la matière et du sujet à travers le temps et l’espace. Initialement par le biais de portraits, puis plus récemment à l’aide de motifs mécaniques, il transforme le sujet en des jeux visuels et des effets optiques pour atteindre une perspective à la fois figurée et abstraite. —Les œuvres présentées dans l’exposition traitent de cette nouvelle thématique. Les schémas techniques détaillés de moteurs automobiles et aéronautiques, notamment ceux de la compagnie Pratt & Whitney, servent de points de départ à la production de l’artiste. —À travers les couches de papiers collés, de crayons, de peinture et dans l’épaisseur du bois brut, le moteur est documenté, étudié, décomposé et recomposé comme pour mieux en exploiter les possibilités. Celui-ci est détaillé sur tableaux, littéralement construit et déconstruit à même un triptyque modulable, allant jusqu’à sortir du cadre, s’agiter et s’actionner dans une autre œuvre. Une surface, des formes, des arêtes, des angles. Des lignes de fuite, des volumes, une perspective. Tous azimuts. Pêle-mêle. D’une proposition à l’autre, les formes et les compositions qu’il offre prennent le dessus sur le motif initial. —Combien y a-t-il eu de tentatives pour atteindre ce résultat final ? La démarche est-elle intuitive ou rationnelle ? La lisibilité a-t-elle une limite ? Peu importe. Le processus a permis la création. Il s’agit même de l’étape fondamentale. —Proche de l’esthétique cubiste dans la multiplicité des angles de vue et héritier des futuristes dans la sollicitation de motifs issus de la machine, Philippe Chabot atteint aussi un résultat voisin de l’abstraction géométrique lorsque le sujet devient de moins en moins lisible au fur et à mesure des déclinaisons. Les genres se mêlent. Les influences s’entrecroisent. Le résultat reste assurément singulier. —L’expérience est tridimensionnelle. L’image construite – peinte ou sculpturale – révèle une certaine machination.

(texte: Cloe Ducroq)

Plus d’informations: www.galerieb312.ca


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