The Belgo Report » Français http://www.thebelgoreport.com News and reviews of art exhibitions in the Belgo Building Fri, 15 Jan 2016 19:12:50 +0000 en-US hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.1.9 Bernard Gamoy & Sadko Hadzihasanovic chez Espace Robert Poulin http://www.thebelgoreport.com/2015/01/bernard-gamoy-sadko-hadzihasanovic-at-espace-robert-poulin/ http://www.thebelgoreport.com/2015/01/bernard-gamoy-sadko-hadzihasanovic-at-espace-robert-poulin/#comments Sat, 24 Jan 2015 13:54:18 +0000 http://www.thebelgoreport.com/?p=4935 24 janvier – 28 février  2015
Vernissage : samedi 24 janvier 2015 à compter de 14h00

Robert Poulin présente, en collaboration avec les galeries Joyce Yahouda et Paul Petro Contemporary Art, les peintres Bernard Gamoy (Montréal) et Sadko Hadzihasanovic (Toronto).

Né à Paris (1948), Bernard Gamoy vit et travaille à Montréal depuis 1973. Avec humour et distance, il joue de l’art du portrait et du statut de l’artiste en recomposant son identité sous de multiples facettes. À travers ses auto-non portraits composés d’images fantomatiques, il nous dévoile ses états d’âme. Singuliers, parfois tragi-comiques, ils font dans l’autodérision et nous parlent de l’ultime absurdité de l’existence.

Né à Bihac (1959) en Yougoslavie , Sadko Hadzihasanovic vit et travaille à Toronto depuis 1993. Au fil de ses recherches sur le concept d’identité, il a exploré les aspects sociaux et culturels qu’implique le métissage entre les cultures d’Europe de l’Est et d’Amérique du Nord. À l’occasion de récents séjours à Cuba et en Serbie, il a réalisé de nombreux portraits de jeunes gens à l’aquarelle, technique dans laquelle il excelle.  À travers ces œuvres, c’est aussi toute l’imagerie masculine qu’il interroge.

Texte: Espace Robert Poulin

Pour plus d’informations: www.espacerobertpoulin.com


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Voir, sentir le son chez Circa http://www.thebelgoreport.com/2015/01/voir-sentir-le-son-chez-circa/ http://www.thebelgoreport.com/2015/01/voir-sentir-le-son-chez-circa/#comments Mon, 19 Jan 2015 13:08:13 +0000 http://www.thebelgoreport.com/?p=4893 Voir, sentir le son
Quatrième rencontre thématique

Nicole Gingras, comissaire, auteure et chercheuse, animera la rencontre auxquels participeront les artistes Sébastien Cliche et Hélène Prévost.

Deux artistes et une commissaire se rencontrent pour discuter de la manière dont le son s’infiltre dans leur pratique : une question d’espace et de temps.

Sébastien Cliche (artiste), Hélène Prévost (artiste du son) et Nicole Gingras (commissaire, auteure et chercheuse) s’intéressent à l’espace que le son occupe, à son effet sur la mémoire, à son pouvoir sur l’imaginaire et aux traces qu’il peut laisser chez l’auditeur. Ensemble, ils échangeront sur la relation qu’ils entretiennent avec ce matériau, ce médium.

La conversation sera animée par Nicole Gingras.

Le mardi 20 Janvier 2015 à 19 heures

www.circa-art.com


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5 Questions et un croquis : Annie Brunette http://www.thebelgoreport.com/2014/01/5-questions-et-un-croquis-annie-brunette/ http://www.thebelgoreport.com/2014/01/5-questions-et-un-croquis-annie-brunette/#comments Sat, 11 Jan 2014 22:13:29 +0000 http://www.thebelgoreport.com/?p=4554 Annie Brunette at Rats 9

La nouvelle année commence avec une nouvelle chronique : 5 Questions et un croquis. Notre première artiste de cette série est Annie Brunette, qui expose présentement à la Galerie Rats 9.

As-tu une œuvre d’art dans un musée ou une galerie que tu visite encore et encore?
Cet été j’ai exposé à La galerie des NANAS à Danville et j’ai offert une toile en cadeau à Martine et Jean-Robert. Si cette galerie était à Montréal je la visiterais souvent. De plus Robert Poulain à commencé à collectionner mes œuvres et j’adore son espace au Belgo.

Lorsque tu démarres une nouvelle œuvre d’art, quelle est la première chose que tu fais?
Comme je suis très spontanée dans tous ce que je crée et bien je me lance la tête première dans l’improvisation. A oui je prends une bonne inspiration et parfois je chante.

Quels héros ou l’héroïne fictive aimeriez-tu être?
Avec ma baguette magique et bien je rendrais la terre verte sans pollution et j’arrêterais la guerre.

Quel est le dernier album que tu as téléchargé ou acheté?
Dernièrement j’ai fait du troc avec Daniel Heikalo. Je lui ai envoyé une peinture et lui m’a envoyé des cds. C’est un compositeur vraiment génial. En plus il est multiinstrumentiste.

As-tu un talent caché?
Mon talent ce trouve au niveau de l’improvisation vocale et lors de mon vernissage je mettrai ma voix à nue.

Compléte ce croquis :
The Belgo Report

Annie Brunette Belgo Report

 

Annie Brunette est née à Montréal en 1976 et peint depuis l’âge de 12 ans. En 2007, elle a obtenu son baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Elle vit et travaille à Montréal. Elle a présenté son travail en performance et en vidéo lors de nombreuses expositions et événements, notamment à Folie/Culture (Québec), à La Centrale (Montréal), au Musée de la Gaspésie (Gaspé), au Triskel Art Center (Cork, Irlande), à Dare-Dare (Montréal), au Centro de Arte Moderno (Madrid) et au Lieu (Québec). Elle a présenté son travail pictural dans le cadre d’expositions solo au centre d’artistes Vaste et Vague (Carleton-sur-Mer), au centre ART neuf (Montréal) et au Centre Culturel de la Banque d’Italie (Rome).
En 2009 elle a reçu une bourse de 15 000$ du Fonds des arts et lettres de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine pour la réalisation du projet Psychoses et Petites Choses, et en 2010 elle a remporté le prix de la création artistique en région du Conseil de arts et lettres du Québec.

Galerie Rats 9, espace 530
Annie Brunette
Un chasseur, une femme et vous
7 – 25 janvier 2013
www.rats9.com

 


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Atelier de création II – Espejo Negro aux Territoires http://www.thebelgoreport.com/2013/08/atelier-de-creation-ii-espejo-negro-aux-territoires/ http://www.thebelgoreport.com/2013/08/atelier-de-creation-ii-espejo-negro-aux-territoires/#comments Fri, 16 Aug 2013 15:20:15 +0000 http://www.thebelgoreport.com/?p=4354 Espejo Negro, Les Territoires

Je suis de ces aficionados d’art qui manquent toujours les vernissages. Mes horaires de travail un peu à l’envers de tout le monde m’en empêchent la plupart du temps, et généralement, ça ne me dérange pas outre mesure, mais là, je dois avouer que j’aurais vraiment aimé assister à la performance musicale de Stan Dickie (alias Chris Simonite) pour le dévoilement de l’exposition Espejo Negro (« Miroir noir ») aux Territoires. Bref, honte à moi, et si vous le voulez bien, n’en parlons plus, que j’arrête d’avoir d’amers regrets. Pour parler de ce que j’ai vu au lieu de parler à travers mon chapeau, l’exposition, c’est le résultat de quatre mois de travail pour cinq artistes de la relève et un artiste international établi dans le cadre des ateliers de création des Territoires, qui en sont à leur deuxième année seulement. On peut d’ailleurs lire ce que ma collègue Sophie Busby avait écrit au sujet de la première édition juste ici. J’ai toujours beaucoup de respect pour ce genre de projet expérimental où l’on pousse à fond un thème pour en extraire le jus et créer des œuvres inspirées, et dans ce cas, c’est sur la mort que se sont penchés les artistes, partageant leurs découvertes et leurs pistes de réflexion sur le blogue Muerte Mamona.

La pièce maîtresse issue de cette collaboration, Espejo Negro, est une animation image par image d’une quinzaine de minutes aux ambiances nocturnes mystérieuses, faite avec un énorme souci de la matière et des couleurs. La musique rappelle par moments celle de Neil Young pour le Dead Man de Jim Jarmusch et ne pourrait être plus appropriée. Les artistes mettent en scène une mort qui rôde et des éléments étranges, tels les statues de l’Île de Pâques et le Sphinx, de même qu’une créature répugnante aux yeux globuleux. On voit très bien l’influence des mythes dans cette production, et le travail de collaboration est particulièrement efficace et cohérent, alors que ça aurait facilement pu tomber dans le ramassis d’idées.

Chaque artiste a aussi produit une œuvre personnelle en plus d’avoir travaillé sur ce projet commun, et j’ai particulièrement aimé les travaux de Chris Simonite, Mat O’Hara et Ben Clarkson. Simonite joue d’humour avec Stan Dickie Listening Station (Singin’ and Sleepin’ with the Angels), poste d’écoute bancal composé d’un vieux discplayer bon marché et usé de sa collection personnelle, subissant inévitablement des ratées lorsqu’on essaie d’écouter le disque fourni. Pour le peu que j’ai pu en entendre, toutefois, le thème de la mort était évidemment présent sous forme d’histoires rocambolesques aussi hilarantes leur auteur. Mat O’Hara présente quant à lui une très esthétique impression au jet d’encre sur aluminium, Glitter and Gold Will Crush your Soul, me rappelant tout de suite la photographie de Raphaël Ouellet ayant abondamment circulé pendant le Printemps érable. Mais bon, ça, c’est juste un lien mental sans importance, parce que l’idée d’O’Hara n’est pas du tout la même. Évidemment, on parle de mort, de mort de l’âme par la surconsommation, même, avec ce cœur dégoulinant dans une main, le tout recouvert de paillettes multicolores. On peut aussi se poser des questions sur le glamour de la mort, sur la célébrité et la gloire posthumes. Bref, plusieurs pistes de réflexion pas mal intéressantes pour se faire aller le cerveau longtemps après sa visite. Dans Hell Yes, vidéo efficace et concise, Ben Clarkson juxtapose des images très éclectiques (une fille faisant du ski en bikini, une espèce de couloir de la mort psychédélique, une scène sanglante sortie d’un jeu vidéo, et cetera) à des phrases toujours en lien avec la mort (« It’s OK, it’s beautiful », « Hurry up! »). C’est sans doute l’oeuvre la plus optimiste du lot, ou du moins, la plus axée sur l’idée qu’il faut vivre sa vie à fond avant de manger les pissenlits par la racine (pour faire court).

Ces trois pièces ainsi que l’oeuvre collective valent selon moi à elles seules le détour, mais il ne faut toutefois pas passer sous silence le travail de Naghmeh Sharifi, Alejandro Garcia Contreras et Isabelle Guimond, les trois artistes qui complètent merveilleusement le sextuor. Bref, allez voir ça pendant que la période déprimante de l’année n’est pas encore tout à fait à nos portes et qu’il nous reste encore assez de bonne humeur estivale pour se prendre cette dose de noirceur (tout de même très divertissante, je vous le confirme).

Les Territoires, espace 527
Alejandro Garcia Contreras, Ben Clarkson, Isabelle Guimond, Mat O’Hara, Naghmeh Sharifi, Chris Simonite
Atelier de création II – Espejo Negro
3 au 24 août 2013
http://lesterritoires.org


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Électrons libres à la Galerie Joyce Yahouda http://www.thebelgoreport.com/2013/07/electrons-libres-a-la-galerie-joyce-yahouda/ http://www.thebelgoreport.com/2013/07/electrons-libres-a-la-galerie-joyce-yahouda/#comments Wed, 17 Jul 2013 17:32:15 +0000 http://www.thebelgoreport.com/?p=4299 Ana Rewakowicz, Day (Poland) (2010), Galerie Joyce Yahouda

J’essaie toujours d’écrire assez rapidement sur ce que je vais voir pour que ceux qui lisent ces articles et qui ont envie de faire de même puissent s’y adonner sans avoir à se presser, mais cette fois, j’ai envie de vous parler d’une exposition qui est en place depuis déjà plus d’un mois à la Galerie Joyce Yahouda. Elle prend fin très bientôt, alors si ça vous intéresse, allez-y maintenant! Vite! Parce que oui, c’est une très bonne exposition. En fait, c’est une exposition variée (puisque de groupe), mais ce qui en fait sa force, contrairement à celles qui n’ont pas trop de thème central ou qui ne se manifeste pas vivement, c’est cette volonté de faire converger les pratiques autour de la notion d’électron libre (ça s’appelle d’ailleurs Électrons libres), mais en gardant en tête ses deux horizons lexicaux. En fait, le commissaire Yan Romanesky s’est appliqué à réunir des œuvres connectées autant à l’incarnation scientifique de l’électron, à la figure de l’atome, qu’à son sens plus littéraire, plus ancré dans la marginalité et la liberté.

Un des artistes favoris du Belgo (je parle pour moi, mais je sais qu’il est assez apprécié de tous), Adrian Norvid, était donc tout indiqué pour faire partie de ce projet, ses œuvres naissant d’un désir de révolte et de transgression bon enfant et misant toujours juste. Ici, Norvid expose un très grand travail sur papier de 92 par 200 pouces, Finkola High (2011), où il met en scène des étudiants tous plus caricaturaux les uns que les autres : laids, boutonneux, nerds, musiciens amateurs, fumeurs excessifs, filles superficielles, sportifs musclés. Plus loin, Norvid récidive avec une série de 7 dessins évocateurs et toujours empreints d’humour, dont The Finger (2009), simple doigt d’honneur esquissé en peinture vinylique. Mais Norvid n’est pas le seul à jouer d’humour puisque zipertatou installe quant à lui deux tirages aux univers complètement déjantés et mettant en vedette des… arachides (Les activités du Club-Chorale cyber-pinottes et Cyber-pinottes au Parc Safari (2012)). Assez unique. La divine tragédie : 1977 (2008) de Céline B. La Terreur s’inscrit aussi dans ce registre, l’artiste ayant rendu un hommage métal à Maria Callas, figure marginale à l’époque, véritable électron libre. Le ton est parodique et les effets visuels amateurs ajoutent à cet esprit, comme ces apparitions de crânes et de roses aux couleurs flashy et à la résolution d’image déficiente. Le tableau de David Elliott, Music Box (2012), s’inspire quant à lui de ce genre de montage pas toujours réussi et en crée un de façon très convaincante à l’huile et à l’acrylique (et du coup, ça me rappelle que j’avais bien aimé cet artiste dans une précédente expo au Belgo). La forme concentrique se rapproche de l’atome et le changement de médium s’inscrit définitivement dans une démarche en marge. Bref, encore là, le choix était tout indiqué.

Un de mes projets favoris du lot et en apparence un des moins subversifs, celui d’Ana Rewakowicz, mise plutôt sur l’idée du nomadisme, de se libérer de nos attaches. En trois photos, l’artiste nous permet d’être en Finlande le matin, en Pologne dans le jour et en Finlande le soir, et il est facile de s’imaginer faire la route à vélo et camper sur ces lieux paradisiaques comme le suggèrent les clichés. Inspirant. Pour conclure (parce que je ne commenterai pas chaque œuvre dans le détail, même si c’est un peu ce que je suis en train de faire), disons que Massimo Guerrera s’attaque plutôt au sujet de la liberté de penser, liberté spirituelle, même, tandis que Stephen Schofield, dont on a plus souvent vu les essais sculpturaux, présente une série de dessins ramenant des éléments plus scientifiques, des formes concentriques, et cetera. Et ne serait-ce que pour la disposition de l’oeuvre d’Élise Provencher, nous faisant dos lors de l’arrivée en galerie et que l’on découvre par la suite sous toutes ses facettes (c’est le cas de le dire), celle-ci mérite aussi d’être mentionnée.

Le Belgo est particulièrement tranquille, ces temps-ci, plusieurs galeries ayant fermé leurs portes jusqu’à la fin de l’été, mais il reste de nombreuses choses à découvrir, dont Électrons libres à la Galerie Joyce Yahouda. Et comme c’est en plein dans le Quartier des Spectacles, une visite se combine très bien à un saut dans les festivals montréalais, non?

Galerie Joyce Yahouda, espace 516
David Elliott, Massimo Guerrera, Céline B. La Terreur, Michel Niquette, Adrian Norvid, Ana Rewakowicz, Alana Riley, Stephen Schofield, zipertatou, Élise Provencher
Électrons libres
15 juin au 27 juillet 2013
www.joyceyahoudagallery.com


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John Player et Glenda León à Pierre-François Ouellette art contemporain http://www.thebelgoreport.com/2013/07/john-player-et-glenda-leon-a-pierre-francois-ouellette-art-contemporain/ http://www.thebelgoreport.com/2013/07/john-player-et-glenda-leon-a-pierre-francois-ouellette-art-contemporain/#comments Wed, 03 Jul 2013 19:56:40 +0000 http://www.thebelgoreport.com/?p=4236 John Player, Bunker, 2011, Pierre-François Ouellette art contemporain

« Je cherche en ces peintures quelque chose qui fait naître en moi la peur. » – John Player1

Je dois avouer qu’après plusieurs semaines d’absence, je commence à peine à assimiler tout ce qui s’est passé et à me replonger dans le bain des expositions estivales. Je dois le dire, je suis un peu rouillée. Et malheureusement, pendant mon hiatus, le Belgo a perdu une de ses meilleures galeries, la Galerie SAS, et je m’en voudrais de ne pas en glisser un mot même si ce n’est pas l’objet de cet article. Bref, c’est une grande perte pour la bâtisse montréalaise, une de ses valeurs sûres, qui a mis à l’honneur récemment les superbes travaux de Patrick Bérubé, Fred Laforge ou Laurent Craste, pour ne nommer que ceux-là.

Malgré cette perte très attristante et la période toujours plus calme dans les lieux de diffusion, de nombreuses expositions sont en cours, beaucoup étant associées à l’événement Peinture extrême, ce qui est d’ailleurs le cas de l’exposition de John Player et Glenda León à Pierre-François Ouellette art contemporain. Je dois dire tout d’abord que ça m’a fait du bien de revenir en poste avec une exposition d’une telle qualité et avec autant de consistance. Et pour commencer par la partie brève, León présente une courte vidéo de trois minutes, Inversión (2011), dans la pièce sombre de la galerie (celle avec le tapis moelleux), projet efficace pour lequel elle râpe à la lame l’encre d’un billet de cent dollars, l’aspirant comme de la cocaïne avec un tube fait du papier restant une fois l’opération terminée. Seuls les bruits du raclement répété et de la coupe de la fausse came nous parviennent, laissant toute la place au geste de détournement lourd de sens.

Pour ce qui est de notre programme principal (pour parler en vieux langage de VHS), la partie consacrée à John Player reprend certains éléments assez vus dans le milieu de l’art ces dernières années, mais ici exploités à leur paroxysme et les faisant coller à la pratique picturale de l’artiste. Housing Complex(2013) et Surplus Reserve (2013) rappellent notamment le travail d’Edward Burtynsky et ses Manufactured Landscapes, tandis que Security (2012) et Conference Room (2012) présentent de nombreux points communs avec le travail de Lynne Cohen. Rien de désagréable comme rappel, cela dit, d’autant plus que Player maîtrise son art et instaure un discours pertinent et différent de ses confrères photographes en explorant plutôt des notions de pouvoir et de paranoïa. Ce thème est d’ailleurs très bien exploité dans Lineup (2012), représentation à l’huile d’une rangée d’hommes en uniforme munis de matraques, dont les visages sont masqués par une bande grise occupant tout le haut de la toile, une petite flèche ayant été ajoutée au centre, comme celles servant à mettre en marche des vidéos sur le web. Dans des aquarelles installées plus loin, Player crée une atmosphère lourde et angoissante, tant par les couleurs que les objets qu’il choisit d’exploiter (c’est d’ailleurs le cas de l’ensemble de l’exposition, cela dit), comme des avions de guerre ou cette résidence perdue dans les bois et vue d’en haut comme si on la surveillait, ou alors cette sorte de bunker blanc perdu dans l’environnement urbain. On se sent tantôt en plein cœur d’un jeu vidéo ou d’une fantaisie sortie directement d’un film alarmiste, tantôt dans un monde beaucoup trop réel pour nous laisser indifférent. Bref, l’univers de John Player est à découvrir, ne serait-ce que pour la facilité déconcertante avec laquelle il nous fait craindre le pire de nos décideurs.

1 Tiré du site web de la galerie.

Pierre-François Ouellette art contemporain, espace 216
John Player et Glenda León
7 juin au 20 juillet 2013
www.pfoac.com


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Lili range le chat et Michiko Tsuda à la Galerie B-312 http://www.thebelgoreport.com/2013/05/lili-range-le-chat-et-michiko-tsuda-a-la-galerie-b-312/ http://www.thebelgoreport.com/2013/05/lili-range-le-chat-et-michiko-tsuda-a-la-galerie-b-312/#comments Wed, 15 May 2013 13:53:48 +0000 http://www.thebelgoreport.com/?p=4101 B-312, Lili range le chat, Michiko Tsuda, Géodésie

Je le dis tout de suite, j’aime ce genre d’exposition. J’aime quand on nous donne plein de matériel tout en nous laissant la chance de créer nos propres liens, de faire nos propres scénarios, avec juste assez de poésie pour que le travail se fasse tout seul (ou presque). J’aime aussi qu’on me fasse part de moments inattendus à l’autre bout de la planète, de vies banales, mais différentes, juste différentes parce qu’elles prennent place dans un tout autre contexte que ma vie à moi. Pendant un stage en France, à Saint-Denis, j’ai découvert le travail de Nogo Voyages explorant beaucoup les thèmes de l’urbanisation, de la déambulation, des banlieues, de la ville utopique, et cetera, et celui de Lili range le chat (Caroline Bernard et Damien Guichard) et de Michiko Tsuda, qui signent en ce moment Géodésie à la Galerie B-312, s’inscrit tout à fait dans cette lignée.

Je n’irai pas dans le détail de tout ce qui s’y trouve étant donné que la plupart des projets se révèlent d’une ampleur assez incroyable lorsqu’on s’y attarde, mais je peux tout de même expliquer brièvement de quoi il en retourne. La majorité des œuvres utilisent des technologies actuelles — webcam, GPS, Google Street View, et cetera —, dans une optique d’exploration du monde, ou plutôt d’exploration des tentatives d’exploration du monde par la technologie. Je vous ai perdus? Bon, pour clarifier tout ça, disons simplement que les artistes testent en quelque sorte les limites de ces outils, en se servant par exemple du décalage involontaire d’une vidéo émanant d’une webcam placée à l’autre bout du monde pour créer une chorégraphie, ou encore en imprimant le résultat distordu d’un travelling issu d’un voyage en voiture de Rio de Janeiro à São Paulo. Ce ne sont que deux exemples un peu flous, mais l’ensemble des projets reflète cette volonté d’intégrer la surenchère d’informations nouvelles et de plus en plus précises afin d’en faire ressortir les défaillances.

En plus d’œuvres vidéographiques ou photographiques de type documentaire, au centre de l’espace sont disposées six chaises, bien alignées comme dans une salle d’attente, où un texte découpé à la manière d’une pièce de théâtre ou d’un scénario (Six semaines de parallèles confondues: trente allers-retours entre ici et le centre de radiothérapie), est posé sur chaque banc, vestige d’une performance à six voix qui a eu lieu au tout début de l’exposition et dont nous pouvons aussi voir le résultat sur une petite télévision au sol. Quand je parlais plus haut de poésie, c’est en grande partie grâce à cette œuvre à plusieurs volets qu’elle se manifeste, et les mots de Caroline Bernard prennent parfois aux tripes. Il est évident que j’en aurais encore beaucoup à dire à ce propos, mais rien ne vaut une visite en bonne et due forme, alors je vous laisse découvrir tout ça à votre façon (mais vous conseille tout de même de vous y attarder un peu afin d’en apprécier les subtilités), et encore une fois, je vous invite à consulter les sites personnels des artistes expliquant en détail la démarche. Et si ce genre de chose vous intéresse, je vous encourage aussi à voir le superbe film interactif INSITU d’Antoine Viviani qui s’attarde à l’espace urbain et à ses tentatives d’investissement par l’art.

Galerie B-312, espace 403
Lili range le chat (Caroline Bernard et Damien Guichard) et Michiko Tsuda
Géodésie
25 avril au 25 mai 2013
www.galerieb312.ca


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Topologies de Péio Eliceiry à la Galerie Nicolas Robert http://www.thebelgoreport.com/2013/05/topologies-de-peio-eliceiry-a-la-galerie-nicolas-robert/ http://www.thebelgoreport.com/2013/05/topologies-de-peio-eliceiry-a-la-galerie-nicolas-robert/#comments Thu, 09 May 2013 11:54:11 +0000 http://www.thebelgoreport.com/?p=4077 Sans titre - Cobalt (2013), Péio Eliceiry, Galerie Nicolas Robert

Il y a de ces expositions qui apaisent les esprits torturés et poussent à une sereine introspection (rien de moins), et celle de l’artiste émergent Péio Eliceiry présentée à la Galerie Nicolas Robert fait partie de celles-ci. Bon, chacun vit les choses à sa façon, bien entendu, mais ce fut le cas pour moi et il y a plusieurs raisons qui expliquent cela, notamment les thèmes, les couleurs, l’aspect flouté donnant l’impression d’un rêve et l’espace sans cloisons de la galerie. Bref, Topologies laisse beaucoup de place aux dérives chimériques et à l’interprétation, et ça fonctionne très bien pour moi, il faut croire.

Péio Eliceiry (que je ne connaissais pas du tout avant ma visite, et qui vient, il y a deux ans à peine, de terminer sa maîtrise en arts visuels) signe une série de toiles monochromes rappelant le négatif photographique et les différentes étapes de développement d’une épreuve argentique. Parfois plus géométriques et parfois plus organiques, les œuvres présentent toutes un aspect vaporeux, imprécis, ou du moins des variations de teintes très subtiles faisant en sorte que les sujets sont souvent difficiles à distinguer. Toutefois, le symbole de la maison se laisse percevoir à plusieurs reprises de même que celui du paysage. On ne sait d’où proviennent ces éléments, quelle importance ils revêtent pour l’artiste. On ne sait pas non plus si ce sont plusieurs vues d’une même maison ou des maisons différentes, ou encore si les paysages se situent dans un même secteur, une même région, un même pays. Bref, c’est un peu pour cette raison que j’écrivais qu’Eliceiry laisse place à l’imagination, aux souvenirs personnels, puisqu’inévitablement, avec quelque chose d’aussi fort que la représentation du chez-soi, il est difficile de ne pas se laisser submerger par la nostalgie.

En travaillant sur l’effacement, sur la disparition de l’image, Eliceiry réussit à établir « […] presque rien afin que tout soit visible, même l’invisible, le négatif, l’externe, le concept, ce qui se situe hors du champ de l’image. »1 D’ailleurs, l’œuvre la plus puissante à mon avis est aussi la moins définie du lot, la plus floue, mais sans tout le corpus qui l’entoure, elle ne saurait être aussi prégnante. En effet, sans les détails plus précis provenant des autres toiles, elle n’apparaîtrait que comme une tentative abstraite tandis qu’avec les indices qui parsèment l’exposition, l’image de la maison revient automatiquement se placer au centre de l’œuvre. On sent très bien sa présence même si Eliceiry mise sur sa disparition.

Je pense donc que la visite de Topologies pourra s’avérer très singulière pour certains, alors que pour d’autres, l’expérience sera sans doute moins concluante, selon le cheminement mental effectué. Pour ma part, j’ai été séduite par la richesse des couleurs et par la façon de reproduire les effets d’un effacement qui pourrait s’exercer, disons, sur un négatif exposé à la lumière. Il vous reste encore presque deux semaines pour aller profiter de tout ça à la Galerie Nicolas Robert, alors allez-y!

1 Extrait de la documentation de l’exposition.

Galerie Nicolas Robert, espace 524
Péio Eliceiry
Topologies
20 avril au 18 mai 2013
www.galerienicolasrobert.com


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Un flirt avec la jeune peinture à la Galerie Lilian Rodriguez http://www.thebelgoreport.com/2013/04/un-flirt-avec-la-jeune-peinture-a-la-galerie-lilian-rodriguez/ http://www.thebelgoreport.com/2013/04/un-flirt-avec-la-jeune-peinture-a-la-galerie-lilian-rodriguez/#comments Sat, 27 Apr 2013 19:44:45 +0000 http://www.thebelgoreport.com/?p=4021 Martin Lord, Galerie Lilian Rodriguez, B (2013)

A priori, je n’avais pas l’intention d’aborder l’exposition présentée en ce moment à la Galerie Lilian Rodriguez, n’y ayant pas perçu de cohésion particulière ou quoi que ce soit de transcendant qui me fournisse assez de matière pour poursuivre la réflexion en dehors des murs. Mais vous vous en doutez bien, si j’ai finalement choisi d’en faire l’objet d’un article, c’est qu’il y a eu un déclic, un revirement de situation. En fait, je crois que la seule raison pour laquelle j’ai réellement envie que vous alliez voir ça, c’est les œuvres de Julien Boily, que j’aurais définitivement aimé découvrir en solo. C’est en repensant à ses travaux plusieurs jours après les avoir vus que je me suis dit que je devrais en glisser mot ici. Mais bon, je commence par le commencement.

L’exposition Une grande passion partagée: un flirt avec la jeune peinture (déjà, le titre ne m’inspirait pas trop) regroupe quatre jeunes artistes québécois censés témoigner « chacun à leur manière, de la vigueur du genre pictural tout en manifestant à travers des préoccupations particulières le souci de renouveler cette pratique ».1 Sans être assassine – parce que l’exposition n’est pas sans intérêt, loin de là —, je dirais simplement que pour avoir un témoignage pertinent de la « jeune peinture », il aurait sans doute fallu des œuvres plus fortes, se suffisant à elles-mêmes, ou alors élargir quelque peu le panorama en y greffant d’autres créateurs, d’autres points de vue. Il y a là de très belles propositions, mais quant à moi, l’ensemble se tient difficilement en un morceau solide et prégnant, ce qui n’incombe toutefois pas aux artistes.

Guillaume Clermont présente une série d’acryliques aux couleurs vives reprenant certains standards — pour parler en termes de jazz – de l’histoire de l’art, notamment Fontana et ses fameuses entailles. Travaillant à partir de l’image du crâne, surutilisée et « saturée de sens »2, Clermont cherche à l’en vider, justement, à l’affranchir de toute connotation habituelle. Stéphanie Matte, quant à elle, fait montre de beaucoup de légèreté et de naïveté, utilisant la poésie dans des titres comme Le faux gazon de mes rêves (2013) ou Flaque de suicide en laine (2013). Un dessin délicat au crayon sur panneau de bois, de beaux motifs, de la place pour l’imagination, bref, un univers fertile qui en donne juste assez au spectateur. Martin Lord installe aussi un climat particulier, étrange, cette fois-ci, avec ses œuvres B, R et V (2013), clins d’œil aux couleurs de chacune des toiles. La bleue m’a spécialement plu, alors qu’un personnage rappelant le côté farfelu d’Alice au pays de merveilles semble tomber en chute libre, l’image ayant été découpée en deux cases empruntant un peu à la bande dessinée. Quant à Julien Boily, en plus d’avoir une maîtrise technique incroyable, il réussit à proposer un discours chargé en mélangeant représentations de technologies désuètes (à savoir la télé à écran cathodique et les fameuses «oreilles de lapin») ou d’objets liés à la surconsommation (ici, le sac de plastique et la barquette de styromousse) à des items habituellement associés à la nature morte comme les fleurs coupées et l’oiseau mort.

Pour moi, ce sont tous les quatre des artistes à surveiller, avec des corpus très intéressants et des démarches singulières (il suffit de parcourir leurs portfolios pour s’en rendre compte), mais le choix des œuvres et leur agencement seraient peut-être à revoir si la galerie souhaite renouveler l’expérience et élever le niveau pour que ça ne soit pas qu’une simple exposition collective comme on en voit partout. Je vous invite donc à vous faire votre propre opinion en vous rendant à la Galerie Lilian Rodriguez avant le 18 mai et en explorant plus en profondeur les propositions de chacun sur le Web.

1 Tiré du site Internet de la galerie.
2 Tiré du site Internet de l’artiste

Galerie Lilian Rodriguez, espace 405
Julien Boily, Guillaume Clermont, Martin Lord et Stéphanie Matte
Une grande passion partagée : un flirt avec la jeune peinture
13 avril au 18 mai 2013
www.galerielilianrodriguez.com


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Karilee Fuglem à Pierre-François Ouellette art contemporain http://www.thebelgoreport.com/2013/04/karilee-fuglem-a-pierre-francois-ouellette-art-contemporain/ http://www.thebelgoreport.com/2013/04/karilee-fuglem-a-pierre-francois-ouellette-art-contemporain/#comments Sun, 21 Apr 2013 20:44:35 +0000 http://www.thebelgoreport.com/?p=3990 Karilee Fuglem, Everything held together (pour l'instant), Pierre-François Ouellette art contemporain

Vous allez sans doute trouver que je manque un peu d’originalité (et ça serait amplement justifié), mais après avoir commenté l’exposition de Charles-Antoine Blais Métivier à l’Espace projet Pierre-François Ouellette art contemporain, j’avais bien envie de vous commenter celle de Karilee Fuglem au classique Pierre-François Ouellette art contemporain. J’ai sélectionné cette proposition pour deux raisons principales : elle m’a beaucoup plu (raison facile) et elle rejoint des préoccupations abordées très fréquemment ces dernières années. En effet, dans Everything held together (pour l’instant), Fuglem transporte son atelier dans l’espace de la galerie et expose ses projets en cours, ses inspirations, ses essais et erreurs. L’idée n’est pas nouvelle et fait même un retour dans le milieu de l’art, et avec Massimo Guerrera installé depuis deux semaines à la Galerie Joyce Yahouda, les questionnements sur la relation entre lieu d’exposition et de création se font particulièrement sentir au Belgo.

Outre le fait que ce soit d’actualité (dans une perspective large du terme, on s’entend), l’exposition emprunte plusieurs avenues très riches et laisse le spectateur s’inventer un résultat final à géométrie variable. L’artiste ne fait que dresser la table (pour reprendre une expression surutilisée, mais appropriée) en nous faisant prendre conscience de relations inédites entre matières, formes et jeux de lumière. Beaucoup des expérimentations tournent autour de la transparence, Fuglem ayant travaillé entre autres l’acétate et le ruban adhésif, et j’ai été particulièrement étonnée par la juxtaposition d’éléments suspendus et d’une photographie d’un sentier en pleine forêt, installant une sorte d’ambiance proche de l’expérience sensorielle de la nature. À plus grande échelle, je sens que cette proposition pourrait être extrêmement immersive et apaisante. Bref, une simple ébauche suffit à nous faire imaginer une suite. Fuglem a aussi créé plusieurs systèmes de boucles, autant avec le ruban qu’avec la corde, s’organisant en amas valsant entre architecture et paysage, entre forme et informe et entre organique et géométrique.

Les propositions de Fuglem sont très instinctives et, d’après le texte de présentation, découlent de longues séances d’observation en studio. Une vidéo de José Garcia Lozano accompagne le travail plastique de l’artiste, saisissant cette dernière en plein travail. C’est d’ailleurs le seul élément sortant du cadre de l’atelier (malgré qu’il en traite), adoptant une position extérieure au lieu de création. Bien que ce soit extrêmement intéressant, ça a peut-être tendance à casser le sentiment d’être dans un projet évolutif en cours de réalisation, et la pièce où est présentée la vidéo, plus sombre et plus muséale, si je puis dire, renforce cette cassure. J’aurais aimé que l’idée d’atelier soit poussée à son paroxysme, mais cette galerie n’est sans doute pas la mieux configurée pour recréer cette ambiance particulière, alors compte tenu de ces contraintes, c’est tout de même un très bel effort de mise en espace.

Les tâtonnements de Karilee Fuglem ont de quoi fasciner, et si vous appréciez, Fuglem se retrouve aussi, avec Renée Lavaillante et Max Streicher, dans Apprivoiser l’espace à Circa jusqu’au 4 mai. Une bonne façon de constater l’aboutissement des recherches formelles de l’artiste.

Pierre-François Ouellette art contemporain, espace 216
Karilee Fuglem
Everything held together (pour l’instant)
27 mars au 11 mai 2013
www.pfoac.com


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